Actualites

Cette photo de chevalier gambette a été prise le 23 04 10 à 16h00.

Cet individu faisait partie d'une troupe de 97 qui s'est posée devant mon hutteau.

Je pense avoir des nouvelles de son origine sous peu.

Chevalier gambette bagué couleur

Vendredi 27 mars 2009

 

Naissance de l'association " Traces de guides "

 

Les guides nature agrées du Festival de l'oiseau ont décidé de se regrouper autour de valeurs communes: Partage, passion, transmission, solidarité, convivialité, respect et préservation des milieux naturels.

 

Leurs buts sont:

Offrir au public des activités et visites de qualité,

Faire découvrir le patrimoine et les milieux naturels Picard, sensibiliser au respect de l'environnement ainsi qu'aux activités humaines qui y sont liées.

 

L'association regroupe déjà une vingtaine de guides nature mais gageons qu'à court terme, d'autres guides viendront se joindre à eux.

 

Longue vie à Traces de Guides. 

 

Samedi 31 Janvier 2009

La lettre d'information du Syndicat Mixte Baie de Somme - Grand Littoral Picard

N°49 de janvier 2009 est parue.

Telechargez la en cliquant ici 

Au Sommaire:

  • La Baie de Somme et l'Homme, une histoire complexe d'interdépendance
  • Fort-Mahon-Plage : favoriser la biodiversité à la Pointe de Routhiauville
  • La Halle de Cayeux-sur-Mer, un bâtiment exemplaire
  • Un nouveau quartier pour Saint-Valery-sur-Somme
  • La Baie de Somme à bicyclette
  • La taxe de séjour 
  • Au printemps prochain, les Jardins de Valloires auront la "fibre végétale"
  • La Spartine anglaise, ou comment vivre avec?
  • Zones humides, chasse et conservation de la nature
  • Le Parc Ornithologique du Marquenterre
Gros bec casse-noyaux

Gros bec casse-noyaux:

Coccothraustes coccothraustes

Taille : 18 cm
Envergure : 29 à 33 cm
Poids : 48 à 62 g

 

Plusieurs individus ont étés observés ces derniers temps dans la Somme. Un grand merci à Jean-Claude Dupont de m'avoir envoyé la photo qu'il a pu prendre ce dimanche 11 janvier à Eaucourt vers 11 heures du matin.

Il semble qu'en cette période de froid intense, cet oiseau apprécie particulièrement les graines de tournesol que l'on peut offrir dans les mangeoires.

Samedi 10 Janvier: Présence de 8 Fuligules Milouinans sur le plan d'eau de la base nautique du Crotoy.

 

Fuligule milouinan

Aythya marila

Taille : 42 à 47 cm
Envergure : 68 à 75 cm
Poids : 750 à 1350 g

 

Cet oiseau trés courant dans son aire de répartition plus nordique est assez rare en baie de Somme.

 

Pour en savoir plus: http://www.oiseaux.net/oiseaux/fuligule.milouinan.html

 

 

 

 

 

2 janvier 2009: Observation d'un Pygargue à queue blanche immature au hâble d'Ault.

D'aprés mes sources, il serait présent sur la zone depuis le 26 decembre.

C'est un oiseau magnifique, un Busard saint martin est passé à côté, il semblait presque ridicule tant le pygargue est grand!

Pygargue à queue blanche

Haliaeetus albicilla

Taille : 77 à 92 cm
Envergure : 200 à 245 cm
Poids : Femelle : 4100 à 7000 g ; Mâle : 3100 à 5500 g

Répartition : Groenland, nord de l'Europe et de la Sibérie. En dehors de l'ex-URSS, trois pays accueillent une forte population de pygargues à queue blanche : Norvège, ex-Allemagne de l'Est, Pologne

En savoir plus : http://www.oiseaux.net/oiseaux/pygargue.a.queue.blanche.html

21 Novembre 2008

Nouvelle promotion Qualité des guides du festival de l'oiseau et de la nature en baie de Somme

article du Journal d'Abbeville David Couriat

Vendredi 7 novembre 2008- Naissance du site baiedesommeautrement!

Les oies sauvages qui sont passées en début de semaine m'ont apporté un superbe cadeau...

Je vais maintenant pouvoir vous tenir au courant des actualités de la baie!

La Baie de Somme et la cote Picarde : 

 

« Le soleil peut se coucher tranquillement au-delà de la Baie de Somme, désert humide et plat où la mer, en se retirant, a laissé des lacs oblongs, des flaques rondes, des canaux vermeils où baignent les rayons horizontaux...
La Dune est mauve, avec une rare chevelure d'herbe bleuâtre, des oasis de liserons délicats dont le vent déchire, dès leur éclosion, la jupe-parapluie veinée rose..."

Colette dans « les vrilles de la vigne »

 

 

Mais Colette ne fut pas la seule à être « inspirée » de la Sorte par la magie du lieu...
Jules Vernes habitat le Crotoy, et y écrivit « vingt mille lieux sous les mers », Delacroix, Degas, Corot mais aussi Victor Hugo, Toulouse-Lautrec, Alfred Manessier y trouvèrent la force de l'inspiration.

 

A 175 Kms de Paris, 280 Kms de Bruxelles, on peut trouver un espace d'exception ou l'eau, la terre, la lumière se jouent l'un de l'autre en continu, jour et nuit, s'articulent, pour former un paysage vivant, sans cesse renouvelé.


Géographiquement, la côte picarde s'étend de la baie de l'Authie, au nord, à l'embouchure de la Bresle au sud. Entre les deux, sur 70 kilomètres de côtes seulement, une infinie variété de paysages s'offre à vous :

Au départ, de longues plages de sable fin recouvertes par la marée deux fois par jour longent un des plus longs cordons dunaire sauvage du nord de l'Europe, royaume de l'oyat, de l'argousier, des lapins de garenne et de quelques mouflons ; Entrecoupé seulement par deux petites stations balnéaires ; Fort-Mahon plage et Quend Plage, qui ont su garder toutes deux un côté désuet et familial, échappant à l'urbanisme sauvage et au bétonnage anarchique.
En continuant, tels les oiseaux migrateurs à l'automne, à descendre vers le sud, on arrive à l'extrémité septentrionale du Marquenterre, Paradis des migrateurs et des ornithologues. Plusieurs centaines d'espèces différentes ont pu y être observées.
Cheminant toujours dans la même direction, nous allons dépasser le banc de L'ilette, refuge des limicoles à marée haute et nous arriverons à l'embouchure d'un premier petit fleuve côtier délimitant la partie nord de la baie proprement dite : « La Maye » ; Laissant de côté les polders qui, un temps, servirent à la culture des bulbes de tulipe, un peu comme en Hollande.

Nous pénétrons maintenant dans un univers totalement différent, incertain, aux limites sans cesse en mouvement, entrelacé de chenaux, de rios, comme on les appelle ici, qui traversent la mollière et ou les limons de la rivière Somme sont la source d'une vie enfouie, départ d'une chaine alimentaire d'une richesse extraordinaire en haut de laquelle se trouvent les oiseaux et les Phoques.
Si nous nous arrêtons un Instant à cet endroit lorsque l'immensité est découverte, et que nous jetons un œuil en direction de la pointe du Hourdel, peut-être aurons nous la chance de les apercevoir, les veaux marins et les loups de mer, se prélassant sur les bancs de sable.

Allez, maintenant, chaussons nos bottes et après avoir passé le « port » du Crotoy attaquons nous à la traversée de la baie. Apprêtons nous à toutes les glissades en cheminant sur le Schorre et la Slikke. Au fait, Avez-vous bien pensé à consulter le carnet des marées, il faudra avoir fini notre périple au moins trois heures avant la pleine mer. Le flot est sans pitié, nous serions obligé sans cela de trouver refuge sur le toit de l'une de Huttes de chasse, seuls endroits émergeants encore lors des forts coefficients !
Alors, pour les moins téméraires, il existe une autre solution : « Le petit train de la baie de Somme ».
Si nous Sommes à l'heure à la Gare du Crotoy, il nous emmènera jusqu'à Saint Valéry sur Somme à Pied sec via Noyelles sur mer, la gare qui desservait autrefois l'ensemble de la côte picarde pour les touristes arrivant de Paris.
Avant 1911, seule une estacade de pilotis permettait aux trains de passer l'estuaire. A cette époque fut construite la digue sur laquelle ils roulent aujourd'hui. Plus tôt encore dans le temps, il nous aurait fallu remonter presque jusqu'à Port le grand, jusqu'au gué de Blanquetaque pour traverser. Avant que Napoléon ne décide la canalisation de la Somme, le fleuve divaguait depuis Abbeville et empêchait les envahisseurs venus du nord de traverser l'estuaire.

Saint Valéry sur Somme, cité médiévale d'où partit Guillaume le conquérant en 1066 pour conquérir l'Angleterre. Il faut prévoir d'y passer un certain temps pour découvrir toutes les richesses de la ville.
Du haut des remparts, nous aurons un splendide point de vue sur la baie, et suivant l'heure, nous pourrons assister à un coucher de soleil inoubliable.
Nous continuerons alors notre chemin en direction du port du Hourdel d'où partaient autrefois les radeaux, menés à mains d'hommes, chargés de galets qui profitaient du flot et du jusant pour fournir l'industrie de la porcelaine.
A Partir du phare, Nouveau changement de décor !
Le poulier indique la fin du cheminement des galets qui avaient commencé leur route depuis les falaises normandes. Nous sommes maintenant dans un paysage totalement minéral façonné par la mer, ou seules quelques espèces comme le chou marin et le pavot cornu arrivent à survivre. En longeant le Hâble d'Ault, nous jetterons un œuil par dessus la digue pour apercevoir au milieu de ce paysage Les cygnes qui se prélassent au milieu d'un plan d'eau ou pourquoi pas, un gravelot, un tadorne ou un rare œdicnème criard.
Nous croiserons certainement un pêcheur à pied, tirant du sable les arénicoles ou la verrouille qu'il utilisera ensuite pour capturer un bar ou un maquereau. Peut-être en verrons nous un autre poussant devant lui un gigantesque « pousseux » qui lui sert à attraper les « sauterelles », nom local des crevettes grises.
D'ici, nous commençons à apercevoir le trait blanchâtre de falaises qui marqueront au bout de quelques kilomètres notre périple sur la côte Picarde. Mais avant, nous aurons traversé Ault-Onival, balcon sur la mer, nous serons monté à 60 mètres d'altitude pour arriver au bois de Cise, véritable petit bijou lové dans une anfractuosité du relief local. Et, enfin, longeant le sentier des douaniers, depuis lequel nous aurons tenté d'apercevoir un faucon pèlerin ou encore un fulmar boréal, nous arriverons dans la jolie petite ville de Mers les bains aux coquettes façades ornées de colombages aux couleurs chatoyantes.
Quelle richesse, quelle diversité ! Combien sommes nous comblés d'habiter ici !